Gouvernement du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Annonce de la Stratégie pour le nord du Canada : le 26 juillet 2009

Transcription




Transcription

NEWS CONFERENCE/CONFÉRENCE DE PRESSE

Transcription prepared by Media Q Inc. exclusively for INAC
Transcription préparée par Media Q Inc. exclusivement pour AINC

DATE/DATE :
Le dimanche 26 juillet 2009, 13 h, HAE

LOCATION/ENDROIT :
Musée canadien des civilisations, Salon Riverview, Gatineau (Québec)

PRINCIPAL(S)/PRINCIPAUX :
L’honorable Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien
L’honorable Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères
L’honorable Gary Goodyear, ministre d’État (Sciences et Technologie)

SUBJECT/SUJET :
Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères, et Gary Goodyear, ministre d’État (Sciences et Technologie), font une annonce importante concernant l’engagement du gouvernement fédéral envers le Nord du Canada.

Ministre Gary Goodyear
Bonjour à tous. Asseyez-vous, si vous le voulez bien. Il y a quelques places supplémentaires de ce côté. Nous allons débuter sous peu, sinon immédiatement.

Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue. Bonjour, je m’appelle Gary Goodyear, ministre d’État des Sciences et de la Technologie. Je suis ravi d’être ici aujourd’hui, avec vous et en compagnie de mes collègues. Permettez-moi aussi de remercier chacun d’entre vous d’assister à cette annonce très importante.

Je veux souligner la présence du sénateur St. Germain. Je crois que Rhoda Innuksuk, d’Inuit Women of Canada, est ici également. Je souhaite aussi la bienvenue aux chefs et aux représentants des gouvernements territoriaux, des organisations autochtones nationales, du secteur privé, du milieu universitaire et scientifique et, bien sûr, du Conseil de l’Arctique. Merci à tous d’être présents aujourd’hui.

Je suis en compagnie de l’honorable Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, et de l’honorable Lawrence Cannon, ministre des Affaires étrangères.

Comme le démontrera l’annonce d’aujourd’hui, notre gouvernement accomplit de grands progrès vers l’objectif d’assurer que le Nord atteint son plein potentiel. C’est un engagement qu’a pris notre gouvernement conservateur dès son arrivée au pouvoir. Mesdames et messieurs, vous le savez tout comme moi, l’enthousiasme du ministre Strahl, son énergie et sa volonté de changer les choses et d’améliorer la vie des Autochtones et des résidants du Nord vont nous aider à poursuivre sur notre lancée et à accomplir de nouveaux progrès. Alors, sans plus attendre, j’invite le ministre Strahl à monter sur l’estrade pour nous en dire davantage. Merci. Monsieur Strahl.

Ministre Chuck Strahl :
Hé bien!  Merci beaucoup, Gary. C’est un grand plaisir d’être ici parmi tous ces gens que vous avez mentionnés. Merci de votre présence. Cette annonce est importante pour nous. C’est le résultat de beaucoup de travail, et je mentionnerai quelques personnes que nous aimerions remercier à mesure que progressera la séance. Je souligne aussi la présence du sénateur Lang. C’est un plaisir de vous voir ici, Monsieur le sénateur, ainsi que d’autres personnalités du Nord qui saisissent l’importance de ce document.

Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui et, bien que ce soit toujours une joie d’être ici pour parler du Nord, j’ai été aussi ravi du voyage que je viens tout juste de faire dans cette région. J’ai eu le plaisir de visiter Fort Simpson, le site du nouveau parc Nahanni et d’autres endroits. Nous avons envoyé le sénateur Prentice descendre la rivière. Je ne suis pas sûr qu’il en soit revenu, mais je dois dire que cela a été une expérience formidable. J’en reparlerai plus tard.

Cette annonce revêt une grande importance pour moi, pour notre gouvernement conservateur et pour tous les Canadiens. Le Canada est un pays du Nord, un pays de l’Arctique. Le Nord est un élément fondamental de notre patrimoine canadien et de notre identité. C’est la terre des Inuit et d’autres Autochtones ainsi que de générations de résidants du Nord non autochtones. Mes collègues et moi reconnaissons les extraordinaires possibilités ainsi que les difficultés qui existent dans le Nord aujourd’hui. Maintenant plus que jamais, nous prenons la mesure du potentiel de cette région, de ses ressources naturelles, de ses institutions et de ses gouvernements, y compris les gouvernements autochtones. Ensemble, ils évoluent pour façonner l’avenir de cette importante région et celui du Canada tout entier. Ensemble, nous saisissons les possibilités que nous présente le Nord.

Le Nord traverse une période de grands changements. La région de l’Arctique suscite un intérêt croissant aux niveaux national et international et doit aussi composer avec un changement d’une autre nature. Nous savons tous que le Nord subit les effets des changements climatiques, peut-être plus que toute autre région du Canada. Globalement, les intérêts croissants à l’égard du Nord, de même que les difficultés et les possibilités qui s’y présentent exigent que nous agissions face aux changements. Notre gouvernement répond à l’appel. Nous avons accordé au Nord plus d’attention que ne l’a fait tout autre gouvernement depuis des décennies. Nous avons une vision claire de l’avenir du Canada et nous nous employons à ce que le Nord atteigne son plein potentiel en tant que région en santé et prospère au sein d’une nation forte et souveraine. Nous ne lançons pas des promesses; nous donnons suite à nos engagements et veillons à ce que les résultats qui s’ensuivent soient bénéfiques aux résidants du Nord et à tous les Canadiens.

Conformément à cette vision, j’ai le plaisir de présenter aujourd’hui la Stratégie pour le Nord du Canada, intitulée Notre Nord, notre patrimoine, notre avenir. Ce document et le site Web qui s’y rattache, que je vous incite à visiter à strategiepourlenord.gc.ca, s’appuient sur les quatre priorités de la stratégie intégrée pour le Nord élaborée par notre gouvernement, c’est-à-dire exercer notre souveraineté dans l’Arctique, promouvoir le développement économique et social, protéger le patrimoine naturel du Nord et améliorer et décentraliser la gouvernance dans le Nord.

Ce document précise notre vision pour le Nord et met en lumière les progrès considérables et croissants accomplis à ce jour, notamment les investissements importants effectués dans le cadre du Plan d’action économique du Canada. Sous la direction du premier ministre Stephen Harper, nous prenons des mesures concrètes pour matérialiser notre vision pour le Nord et remplir nos promesses.

Nous marquons des progrès. J’aimerais prendre un moment pour en exposer quelques-uns. Nous comblons les besoins de logement, de soins de santé et de perfectionnement des compétences en plus d’assurer d’autres services. Par l’intermédiaire de la Fiducie pour le logement dans le Nord, nous avons soutenu la construction de centaines de nouvelles unités de logement dans la région. Nous avons ainsi atténué le surpeuplement et jeté les bases du développement social et économique. Nous allons continuer de travailler avec les résidants du Nord à créer des communautés durables et à développer les ressources et les outils dont ils ont besoin pour jouer un rôle encore plus grand dans l’économie canadienne.

Nous prenons des mesures pour protéger des terres et des eaux écosensibles dans le Nord, comme le parc national Nahanni, que j’ai mentionné tout à l’heure. Comme je l’ai dit il y a un instant, quel voyage nous avons fait il y a une semaine ou deux environ avec le ministre Prentice! Il a fait la descente de la rivière Nahanni en radeau pneumatique. J’en étais un peu jaloux, mais je devais faire une visite en hélicoptère pour célébrer l’agrandissement du parc. C’est une région tout à fait magnifique du pays et un site du patrimoine mondial, qui couvre maintenant 30 000 km environ. Ce parc est un bel exemple de notre engagement envers l’environnement et du potentiel économique du Nord. Durant mon séjour, j’ai aussi eu l’occasion de visiter le site de Prairie Creek pour en apprécier une partie du potentiel ainsi que les possibilités d’exploitation minière. Partout dans le Nord, nous découvrons des possibilités environnementales formidables, des occasions de protéger l’environnement, si vous voulez et, en faisant bien les choses, des possibilités économiques partout dans la région.

Pour aider à réaliser ce potentiel, nous créons une agence de développement économique pour le Nord, adaptée à la réalité du Nord et axée sur les intérêts du Nord. Nous appuyons de nouvelles initiatives importantes de géocartographie pour mieux comprendre le potentiel minéral et pétrolier du Nord et nous travaillons à améliorer les processus réglementaires dans la région. Ces mesures vont renforcer la confiance des investisseurs et multiplier les possibilités économiques pour les résidants du Nord et tous les Canadiens. Nous allons construire une station de recherche de classe mondiale dans l’Extrême-Arctique, qui placera le Canada à la fine pointe de la recherche dans l’Arctique, afin que les scientifiques canadiens puissent disposer d’installations de recherche modernes. Pour les aider à mener leurs travaux de premier plan au niveau mondial, nous avons aussi investi pour moderniser le réseau existant d’installations de recherche dans l’Arctique. Je tiens à dire seulement – et je sais que le ministre Goodyear en parlera tout à l’heure – que presque tout ce que nous faisons dans le Nord, qu’il s’agisse de développement économique, de questions de souveraineté, de géocartographie ou de protection de zones écosensibles, tout cela s’appuie sur des données scientifiques solides et des investissements croissants dans la science, que ce soit dans le cadre des travaux de l’Année polaire internationale ou d’autres activités dans le Nord.

Nous appuyons aussi d’importants projets de recherche comme l’enquête sur la santé des Inuit. Nous mettons en place des installations d’accostage et de mazoutage en eaux profondes à Nanisivik et nous construisons un nouveau brise-glace polaire, qui sera nommé en l’honneur de l’ancien premier ministre John G. Diefenbaker. Ce navire sera le plus grand et le plus puissant brise-glace jamais construit pour la flotte de la Garde côtière canadienne. Nous poursuivons notre collaboration avec les résidants du Nord afin de faire progresser le développement politique des gouvernements territoriaux et autochtones. Le protocole sur le transfert de responsabilités au Nunavut, conclu l’automne dernier avec le gouvernement du Nunavut et la société Nunavut Tunngavik Incorporated, trace la voie des négociations futures et constitue un pas important vers le transfert de pouvoirs fédéraux aux gouvernements du Nord. Enfin, comme toujours, nous nous appuyons sur nos partenariats internationaux. Mon collègue, le ministre Cannon, exposera plus en détail les efforts déployés par le Canada pour exercer sa souveraineté dans le Nord.

Mesdames et messieurs, le Nord est notre héritage et notre avenir. Il détient les clés non seulement de notre prospérité économique, mais encore d’un avenir écologiquement durable pour notre pays. Le gouvernement Harper en est conscient. Nous avons promis aux résidants du Nord de travailler avec eux pour réaliser ce potentiel. Et nous tenons notre promesse. En nous guidant sur la Stratégie pour le Nord intégrée, nous continuerons d’honorer les engagements que nous avons pris à l’égard des résidants du Nord, au bénéfice de tous les Canadiens. Merci beaucoup.

Ministre Gary Goodyear :
Merci, Monsieur le ministre Strahl, pour votre profond engagement à mettre les avantages du Nord au service de tous les Canadiens. Nous l’apprécions grandement.

Mesdames et messieurs, nous accueillons aussi aujourd’hui le ministre Cannon, qui démontre aussi un engagement profond à l’égard des questions liées à l’Arctique et s’est engagé à maintenir fermement l’attention de la communauté internationale sur les défis et les possibilités de cette région. J’invite donc le ministre Cannon à monter sur l’estrade et à nous en parler brièvement. Monsieur Cannon.

Ministre Lawrence Cannon :
Merci à vous, Monsieur le ministre Goodyear, mon collègue le ministre Strahl et le sénateur Lang. C’est un plaisir de vous voir ici.

Alors, chers amis, comme vient de le mentionner le ministre Strahl, notre gouvernement a fait de l’Arctique une priorité, une priorité absolue. Une priorité que nous croyons que les Canadiens partagent. Le Canada est une nation et une puissance de l’Arctique. En tant que ministre des Affaires étrangères, je rencontre régulièrement mes homologues du Conseil de l’Arctique. Lors de nos discussions, j’ai l’occasion de réitérer l’importance du Nord pour les Canadiens. Le Nord fait partie intégrante de notre identité nationale tout comme de notre passé et de notre présent. Il est aussi d’une importance capitale pour les générations à venir. D’ailleurs, comme vous le savez aujourd’hui, le gouvernement demande à l’Union européenne de reconsidérer son interdiction concernant le commerce des produits dérivés du phoque.

Chers collègues, l’Arctique et le Nord comptent pour 40 pour cent de notre masse terrestre et accueillent plus de 100 000 Canadiens, dont un grand nombre d’Inuit et de membres des Premières nations dont les ancêtres ont habité la région depuis des millénaires. Notre politique étrangère pour l’Arctique appuie la stratégie dont vient de parler mon collègue, le ministre Strahl, et démontre notre leadership et notre travail d’intendance dans la région. Mais une politique n’a de valeur que dans l’action qu’elle inspire. Les résidants du Nord sont au cœur de notre stratégie pour l’Arctique. L’objectif prioritaire est d’assurer un développement économique et social bénéfique à tous les résidants, en particulier les Autochtones, comme le ministre Strahl vient de le mentionner.

C’est pourquoi le Canada a joué un rôle de premier plan au Conseil de l’Arctique, qui est le principal forum international sur les questions circumpolaires. Avec nos partenaires, nous avons produit un rapport du Conseil de l’Arctique sur le développement humain, un rapport sur le secteur des hydrocarbures et un autre sur le transport maritime, qui vient juste d’être publié. Avec tous ces éléments, nous allons travailler en étroite collaboration avec nos partenaires à de prochains travaux sur la biodiversité dans l’Arctique et sur des questions de recherche et de sauvetage. Les travaux dans ces domaines vont promouvoir la création de communautés saines, sûres et prospères dans le Nord.

Sur la scène internationale, nous nous employons, avec nos ambassades dans l’Arctique et les États partenaires, à dégager de nouvelles possibilités économiques pour les compagnies canadiennes, notamment des possibilités d’investissements étrangers. Notre but ultime est de garantir que les retombées économiques profiteront d’abord aux résidants du Nord et contribueront à édifier des communautés durables et dynamiques. Je le répète, notre but ultime est de faire en sorte que les retombées économiques profitent d’abord aux résidants du Nord.

Dans le Nord, mes chers collègues, le changement climatique ou les changements climatiques, la fonte des glaces et les nivaux de contamination résultent à des milliers de kilomètres, ou enfin sont le résultat de défaits produits à des milliers de kilomètres de la région, et ont, substantiellement des effets disproportionnés sur son environnement. Le Canada est depuis longtemps un pionnier de mesures à protéger, visant à protéger l’Arctique, et en fait, ces dernières années, notre gouvernement a fait des pas de géant pour préserver non seulement l’environnement de l’Arctique, mais aussi, ses collectivités, ses écosystèmes. En 2007, le gouvernement a annoncé un engagement de 60 millions de dollars sur 5 ans dans le cadre de l’initiative Santé des océans afin de protéger les voies navigables canadiennes contre la pollution par les navires. Nous avons appliqué la réglementation et amélioré la capacité de surveillance. Nous soutenons aussi les recherches sur la prévention de la pollution.

Le Canada joue aussi un rôle de directeur, un rôle directeur, plutôt, dans l’élaboration des lignes directrices relatives à la navigation maritime dans l’Arctique par le biais de l’Organisation maritime internationale car il se veut, il veut, plutôt, s’assurer que des règles soient adoptées pour protéger ses propres intérêts.  En 2007 toujours, notre gouvernement a annoncé un nouveau règlement sur la prévention de la pollution par les navires et sur les produits chimiques dangereux. La réglementation fait en sorte qu’il est illégal de rejeter délibérément, négligemment, ou accidentellement des polluants dans le milieu marin. Nous avons également mis à jour la loi sur la prévention de la pollution des eaux qui datait de 1970, afin de protéger l’environnement marin. Ce sont là des mesures concrètes que le Canada fait valoir lorsqu’il travaille avec ces institutions multilatérales pour régler les problèmes environnementaux aigus.

Le Canada exerce une souveraineté de longue date sur les terres et les eaux de l’Arctique, une souveraineté bien établie et qui repose sur un titre historique. Nous exerçons cette souveraineté par notre gouvernance et notre intendance de l’Arctique canadien. Ces activités sont renforcées par les opérations des Forces canadiennes et les activités de la Garde côtière canadienne. Nous avons consacré de nouvelles ressources pour protéger et surveiller la terre, la mer et le ciel. Toutes ces ressources vont contribuer à renforcer notre présence dans la région et nous assureront de pouvoir intervenir immédiatement en cas d’urgence. Mes amis, chaque fois que j’en ai l’occasion au cours de mes réunions avec des ministres étrangers, j’ai des discussions franches dans lesquelles je rappelle la détermination de notre pays et son engagement continu à réaffirmer sa souveraineté.

Une composante essentielle de l’engagement de notre gouvernement à l’égard de l’Arctique est notre programme permanent visant à délimiter les limites du plateau continental du Canada au-delà de 200 milles marins. Ce travail permettra de déterminer où le Canada peut exercer ses droits en matière de souveraineté sur le plateau continental étendu. Nous travaillons avec nos voisins dans l’Arctique – les États-Unis, le Danemark et la Russie – en vue d’obtenir la reconnaissance internationale de la plus grande mesure du plateau continental canadien, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. La politique étrangère du Canada pour l’Arctique appuie également la gouvernance dans le Nord afin que les résidants du Nord puissent avoir leur mot à dire dans les décisions qui les touchent. En avril dernier, j’ai été particulièrement heureux de participer à la sixième réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique, en Norvège, en compagnie des ministres territoriaux et des dirigeants de groupes autochtones ayant le statut de participants permanents. Nous estimons à sa juste valeur le rôle exercé par les dirigeants des groupes autochtones et les résidants du Nord dans les pourparlers internationaux sur l’intendance et nous continuerons à favoriser leur participation aux occasions fournies par des groupes tels que le Comité consultatif canadien pour le Conseil de l’Arctique.

Avec l’intensification des activités dans la région naît le besoin d’une coopération internationale entre les acteurs de l’Arctique. L’un des principaux éléments de la politique étrangère du Canada pour l’Arctique est de promouvoir l’établissement d’un contexte international qui nous permettra de promouvoir notre stratégie pour le Nord. Le Canada a montré la voie en établissant des accords bilatéraux avec ses voisins de l’Arctique et d’autres pays qui s’intéressent à la région, en intervenant auprès des différentes institutions multilatérales afin d’en arriver à un commun accord sur l’intendance de l’Arctique et en exerçant un rôle prépondérant au Conseil de l’Arctique.

Nous avons atteint un large consensus en coopérant à des projets scientifiques crédibles, qui ont permis de tirer des conclusions importantes et d’élaborer des options stratégiques pour la région. Mais il reste encore beaucoup à faire. Le Canada estime qu’une meilleure compréhension des réalités de l’Arctique, notamment la culture et les pratiques des résidants du Nord, doit être au cœur des politiques qui touchent cette région. À cette fin, il faut disposer d’un large éventail de solutions créatives sur les plans national et international, c’est-à-dire des solutions qui concilient la conservation, l’utilisation durable et le développement économique. Le gouvernement du Canada est déterminé à trouver ces solutions et à veiller à ce que les feux de l’actualité internationale demeurent fixés sur les possibilités et le potentiel de l’Arctique. Merci.

Ministre Gary Goodyear :
Merci beaucoup, Monsieur le ministre Cannon. Comme vous pouvez le constater, nous pouvons accomplir beaucoup de travail en adoptant une approche pangouvernementale pour le Nord. À titre de ministre d’État des Sciences et de la Technologie, je suis conscient, comme vous, que la science et la technologie sont essentielles à notre stratégie pour le Nord. En fait, ces deux éléments sous-tendent toutes les priorités de la stratégie. C’est pourquoi nous avons pris des mesures concrètes pour assurer au Canada une place de premier plan au niveau mondial dans le domaine des sciences et de la technologie dans l’Arctique. Au cours des dernières années, le gouvernement conservateur a investi dans les sciences, la technologie et la recherche pour stimuler notre économie, en créant des emplois aujourd’hui et pour demain et en améliorant la qualité de vie des résidants du Nord et de tous les Canadiens. Dans le récent budget de 2009 du Plan d’action économique, le gouvernement Harper a investi 85 millions de dollars pour moderniser des installations de recherche importantes de l’Arctique dans les trois territoires et dans quelques-unes de nos provinces clés. Comme mes collègues l’ont déjà mentionné, nous allons construire une station de recherche de classe mondiale dans l’Arctique. Nous sommes sur le point de réduire à trois le nombre de sites possibles. Une décision sera prise très bientôt, lorsque sera terminée une étude de faisabilité, déjà bien avancée. Nous avons aussi pris des mesures très énergiques pour renforcer nos connaissances et nos compétences en matière de recherche polaire. L’Année polaire internationale a motivé et inspiré une nouvelle génération de scientifiques, qui cherchent avidement à mieux comprendre le Nord. Bon nombre d’entre eux se sont identifiés à cette région.

Récemment, j’ai eu le plaisir de travailler avec le sénateur Lang dans le cadre de notre Programme d’infrastructure du savoir, par lequel des millions de dollars ont été versés à des collèges du Nord pour renforcer leurs capacités de recherche et créer la prochaine génération de chercheurs scientifiques. Les connaissances acquises par notre pays et le monde entier grâce à des recherches scientifiques de classe mondiale vont nous aider à améliorer la santé et le bien-être des résidants du Nord, à développer de meilleures ressources, à en assurer la durabilité et à préserver les écosystèmes fragiles pour les prochaines générations.

Merci à vous tous d’être présents au lancement d’un document et d’un site Web d’une grande importance. Mesdames et messieurs, cet énoncé de notre stratégie pour le Nord offre à tous les Canadiens l’occasion de connaître la vision ambitieuse que nourrit notre gouvernement pour le Nord et de partager son enthousiasme dans cette voie. Comme vous le voyez, ce document ne fait pas qu’exposer une grande vision : il confirme l’action du gouvernement.

J’invite maintenant mes collègues à descendre de l’estrade, avec précaution, pour ne pas trébucher. Nous allons nous rassembler devant l’estrade pour répondre aux questions des médias. Je demanderais à Nina Chiarelli d’organiser la présentation des questions, si elle le veut bien.

Merci à tous de votre présence. Ceci met fin à la partie officielle de l’annonce. Merci encore. Messieurs les ministres, merci.